Ce 17 aout 2007 au matin, nous quittons Lhassa accompagne de Gregory. C'est un francais qui partage la jeep avec nous (et vice versa!). A 3 dans la jeep, c'est parfait pour 5 jours de trajet. L'altitude varie entre 3000m et 4200m .
Notre premier point de visite est le Lac Yamrok, il est d'un bleu intense parait-il comme les autres lacs, arret obligatoire. A peine quelques heures de route, on doit faire le choix car mauvais temps et le guide nous annonce qu'il est impossible de voir le lac. Effectivement, ce n'est pas la bonne saison. Donc pas de lac a voir.
Gyantse est une petite ville sympathique et surtout la vue du temple depuis la forteresse est epoustoufflante (cf. photos).
Chemin faisant, un petit desert s'offre a nous (je dis bien un desert et non un dessert, gourmands que vous etes!)sur le plateau du Tibet, Greg. medite et nous contemplons.
Shigatse compte un complexe monastere tout aussi interessant.
Nous avons egalement rate le camps de base, c'est dela qu'on peut apercevoir le mont Everest. Decidement c'est pas la bonne saison! Mais d'autres voyageurs ont eu plus de chance. On a vu l'Everest en photos comme a la maison.
En revanche, nous avons fait une bataille de boules de neige avec Greg., le chauffeur et le guide en plein mois d'aout.
Mais la portion de route la plus merveilleuse est sans doute la derniere, celle que relie La ville de Nyalaam a Zangmou (ville frontiere). En effet, l'immense et profonde vallee qui ne se termine presque jamais apres des heures et des heures de route est verdoyante et tachetee de cascades et de torrents. Elle est vraiment tres belle, de la jeep on apercoit la riviere tout en bas qui serpente dans la vallee, elle aussi on ne voit pas la fin. Elle est egalement sensationnelle, notre jeep roule sur une piste surplombee de rochers ( on a stoppe une fois pour cause de chute de pierres)et traversee par des torrents et des cascades (on s'est meme arrete sous une cascade pour depoussierer la jeep!). Et cette procession de jeeps n'enleve en rien a la beaute de ce fabuleux paysage que forme la chaine himalayenne.
C'est egalement dans cette portion que se deroulent pas mal de travaux. Nous n'oublierons jamais ces travailleurs transportant sur leurs dos courbés et brisant en mille morceaux de leurs maigres mains ces blocs de pierres necessaires a la remise en etat de la route. Mais cette diable de route qui ne veut pas se fixer une bonne fois pour toute n'exige pas simplement la force mature des femmes et des hommes mais aussi celle defaillante des enfants a peine ages de douze ou treize ans qui pelle et pioche a la main s'essoufflent sous la chaleur, la pluie et la poussiere afin de reconstruire cette route que l'on surnomme la route de l'amitie.
Commentaires sur cet article sophie Bonjour !
Je serai au tibet en mars, et j'avoue que je commence à être lassée des discussions stériles sur la Route de l'amitié dans les forums... concrètement, est-il facile d'organiser le passage vers le Népal ? Quels en sont les prix et temps de parcours, dans le cas de la jeep par exemple ? Merci beaucoup !! :-)